France Télévisions

Des images de la vraie vie sur une chaîne du service public 🤣 Magnifique reportage ! Enfin de la vérité à l’écran !



📺 La colère gronde dans la rédaction de France Télévisions après le passage d’une séquence de douze minutes de violence brute et décontextualisée au 20 heures, dimanche soir. La CGT réclame la démission de la rédaction en chef.

➡️ https://l.liberation.fr/BKj

«Destructions, pillages : la France sous le choc », titre le 20 heures de France 2 dimanche 18 octobre. Laurent Delahousse : « De longues heures de chaos, d’affrontements, d’incendies volontaires et de pillages inédits. » C’est le sommaire et le seul thème du JT : les « violences ». « Mais d’abord, comment en est-on arrivé là ? » Nous ne le saurons pas. « Les faits, les images. » Les images, sans autres « faits » que des descriptions : « scènes de violence », « incendies », « pillages surréalistes », « centres-villes dégradés », « déchaînement de violence ». Conclusion laissée au Premier ministre, Sébastien Lecornu : « C’est un miracle que le bilan ne soit pas beaucoup plus lourd. » Deux mutilés, des centaines de blessés, de commerces pillés… Ce 17 octobre fut miraculeux.

France Télévisions reconnaît un manque de “contextualisation” dans un reportage sur les violences urbaines

Douze minutes d’images de chaos diffusées dimanche 18 octobre dans le 20 heures de France 2 et sans aucun commentaire ont choqué une partie des téléspectateurs et indigné des journalistes en interne, qui déplorent un “narratif nauséabond”.


Capture d’écran du reportage  « Au cœur des violences », diffusé pendant le JT de 20 heures sur France 2, le 18 octobre 2026.

Capture d’écran du reportage « Au cœur des violences », diffusé pendant le JT de 20 heures sur France 2, le 18 octobre 2026. Capture d'écran FTV


La direction de l’information de France Télévisions a reconnu mardi qu’un long reportage diffusé dimanche presque sans commentaire sur les violences de samedi à Paris, intitulé « Au cœur des violences », manquait de « contextualisation », après des reproches de téléspectateurs et des critiques en interne. « Nous aurions dû être plus précis dans le montage, la contextualisation et le commentaire pour qu’il n’y ait pas de confusion » entre ces scènes de violence d’une part et la manifestation contre la vie chère de l’autre, a jugé le directeur de l’information du groupe public, Philippe Corbé, dans un billet mis en ligne sur le site franceinfo.fr.


Ce billet est signé par le médiateur de France Télévisions, Pascal Doucet-Bon. Ce dernier souligne que ce « long reportage presque sans commentaire », diffusé dans le journal de 20 heures de France 2 dimanche, a suscité « des courriels désapprobateurs » et « des interrogations en interne ». « À l’heure où les réseaux sociaux diffusent souvent des images sans suffisamment de contexte, le JT doit-il faire de même ? », s’est interrogé le médiateur, en écho à ces critiques.

Dans une interview à Télérama, le président de la Société des journalistes (SDJ) de France Télévisions, Valéry Lerouge, a jugé que cette séquence, qualifiée d’« ovni », avait constitué un « dérapage, total et non contrôlé ». « On est tous unanimement heurtés par cette séquence » de douze minutes, a-t-il poursuivi, en assurant que cette analyse était partagée par « à peu près tous » les membres de la rédaction, « rédacteurs, chefs de service et même certains rédacteurs en chef ».

« Comme nous le faisons régulièrement dans l’offre d’information après 20h40, nous avons proposé un reportage long format avec une écriture différente, produit par les magazines ; nous aurions dû mieux le distinguer du 20 heures, a pour sa part argumenté Philippe Corbé dans le billet du médiateur de France Télévisions. Nous aurions dû être plus clairs, en contextualisant davantage ». Le présentateur « Laurent Delahousse a bien précisé que c’était un document en immersion, mais nous aurions dû être plus lisibles dans le bandeau [qui accompagne le sujet, ndlr] et donner davantage d’informations contextuelles dans le montage et le commentaire ».

“Faire le lit du RN”

Au-delà de ce seul reportage, ce billet est plus largement consacré aux interrogations sur le poids accordé à la couverture des violences des 17 et 18 octobre par rapport à celle des manifestations elles-mêmes.


Plusieurs syndicats de France TV ont dénoncé ce traitement, et le reportage « Au cœur des violences » en particulier. Dans un communiqué, la CGT-France TV parle ainsi d’un « clip de propagande », d’un « narratif nauséabond », « qui décrédibilise les manifestants du 17 octobre » : « Le 20 heures fait la démonstration de sa fascination pour la violence, une obsession. » De son côté, la CDFT-France TV « déplore ce traitement médiatique qui, ne soyons pas naïfs, fait le lit du RN et de son obsession pour le tout-sécuritaire et l’ensauvagement de la France ». « France Télévisions voulait “rassembler” les Français, là elle les divise. Pire, elle les occulte », conclut leur communiqué.


À lire aussi :


 Manifestations : France 2 déchaîne la violence des images, sans expliquer le fiasco



Pour la CGT il existerait un contexte qui rendrait la violence acceptable ? Et qui décide de ce qui la légitime ? La CGT ?

Les images sont-elles fausses ? Ont-elles été fabriquées ? Non. Elles montrent une violence bien réelle.Ce qui dérange, ce n’est pas la violence elle-même, mais le fait de la montrer sans le filtre idéologique qui permettrait de la rendre acceptable… 

Le rôle d’un journal télévisé n’est pas de rendre la réalité confortable, ni de sélectionner les images en fonction de ce qu’elles risquent de provoquer chez les uns ou de déranger chez les autres.

Réclamer la démission de la rédaction en chef parce qu’une séquence dérange, c’est une conception assez particulière de la liberté d’informer.


Bientôt il ne faudrait plus montrer les horreurs de la guerre, les exactions terroristes ou les violences politiques sans commencer par fournir le mode d’emploi idéologique qui permettra de les regarder sans froisser personne…. 


La CGT ou comment anesthésier les consciences pour préserver les susceptibilités militantes.

Apparemment la CGT semble davantage préoccupée par leur diffusion que par la violence qu’elles révèlent.


Commentaires

Articles les plus consultés