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Articles

L'OCEANITE AIGÜE

V ous avez peut-être souvenir que j’avais attrapé en 2005 une sorte de scorbut, appelé de façon moderne une polyneuropathie périphérique des quatre membres + ataxie + paresthésie ! Mais savez-vous que c’est une autre maladie bizarre qui me frappe, ainsi que tous les vagabonds des mers : l’océanite ! …  L' océanite est une forme évoluée et maligne d’une affection assez répandue : la voilite ! . La voilite : terme général   englobant toutes les formes de la maladie, est une affection qui atteint tous les âges, sans distinction de sexe, mais frappe plus particulièrement de l’adolescence à la soixantaine. Cette maladie débute, le plus souvent par des démangeaisons, des absences, des difficultés respiratoires (on étouffe ici !), une activité onirique intense, des fantasmes ; puis apparaît une période de boulimie où le malade se met à dévorer tout ce qui a été dévorée sur la navigation en solitaire ou non, et...

A SAINTE LUCIE

Ste Lucie Que six jours ? Eh oui ! La grosse déception ! Bon, on nous avait pourtant bien prévenu que Ste Lucie était « un piège à touristes» avec peu de mouillages possibles, et aucun tranquilles. Bruyants, agités par les hordes de scooters des mers et autres hors bords, nous n’avons aimé ni les mouillages ni la mentalité de Ste Lucie, surtout après avoir voyagé dans d’autres îles-républiques charmantes comme Antigua et Barbuda. De plus, la politique locale met une étiquette «pigeon à plumer» sur le front de chaque occidental qui arrive. Des chiffres ? Une journée de location de voiture (le moins cher que nous avons trouvé) à 96 US$ … La plongée à 60 US$ plus location du matériel … Pour bien vider le porte-monnaie du touriste plongeur qui a fait l'erreur de réserver un hôtel pendant ses quelques jours de congés annuels, il est interdit aux étrangers de plonger sans un «guide local» … rémunéré bien sûr par le plongeur ... Par comparaison, en Martinique, nous avons ...

PHOTO DU MOIS

  «Le bonheur c'est quand les emmerdes se reposent. Et là, il faut faire gaffe à ne pas les réveiller . » Itinéraire d'un enfant gâté - Claude Lelouche      

CAP AU SUD

Pour redescendre en Guadeloupe au près serré et même avec un peu de moteur pour réussir à faire route avec un vent quasi de face. Nous passons de nuit le long de Montserrat où le volcan est en activité. De longues coulées de lave incandescentes dévalent les pentes. Certaines vont jusqu’à la mer. Nous sommes à 2-3 milles de la côte. Par moment des vagues énormes soulèvent le bateau faisant penser à des secousses sismiques liées aux éruptions. C'est un spectacle extraordinaire et très impressionnant. Nous profitons de ces quinze jours en Guadeloupe pour replonger plusieurs fois sur des sites différents et en particulier dans la réserve Cousteau à l’ouest de Grande-Terre. Les massifs coralliens de Guadeloupe sont beaucoup plus colorés qu’à St Martin. Ceux de la réserve Cousteau sont magnifiques et très peuplés. Nous nous sentons de plus en plus à l’aise sous l’eau. Pour être à l’abri d’une méchante houle qui faisait rouler Eolis sur la côte ouest de Basse-Terre, nous ret...

EN MARTINIQUE

La Martinique séduit par la beauté de ses paysages et la diversité d’un patrimoine naturel si riche qu’il est pratiquement impossible d’en dresser la liste exhaustive. Bienvenue dans ce paradis des amoureux de la nature, des plantes et des fleurs... La Martinique s’offre à nos regards éblouis par la profusion de couleurs et de contrastes, par le charme d’une nature luxuriante et généreuse, plurielle et exotique. Madinina est la bien nommée « île aux fleurs », petit paradis de couleurs et de senteurs, où les fleurs apprivoisent la ville pour mieux s’y épanouir. Le plaisir des yeux A la Martinique, le végétal s’inscrit naturellement dans le paysage, qu’il soit urbain ou rural. Il suffit de parcourir les routes de l’île aux fleurs pour se rendre compte de la richesse de ce patrimoine naturel, qui s’épanouit partout, dans les bourgs et sur les places, sur les routes et dans les jardins, dans les vérandas et les centrevilles. L’ Alpinia (2), par exemple, appelé aussi « Red ...

LA DESIRADE

La Désirade A court d'eau et désespérant atteindre la terre lors de son second voyage, Christophe Colomb la désigna en 1493 "la Desiderada". Au XIIIème siècle, cette île devint une terre d'exil pour les lépreux et quelques fils de famille française dévoyés. La léproserie fut fermée en 1954. Depuis, les 1700 habitants de l'île vivotent de la culture et de la pêche. Peu fréquentée des touristes et accessible uniquement par une passe houleuse, l'île vit au rythme des vedettes qui entrent et sortent du tout petit port au milieu duquel nous sommes mouillés. Nous nous arrêtons dans un petit resto à la déco très "kitsch" où l'on sert des plats créoles simples, mais bien cuisinés. Le patron est un pêcheur et nous raconte comment la mer s'est vidée depuis 20 ans et les conséquences dramatiques que cela génère pour l'économie de l'île. Il nous explique également dans quel état il a retrouvé...

STE LUCIE

Construire sa vie, c'est pas facile tous les jours à Sainte Lucie Sainte Lucie est une île pauvre comme la plupart de ces bouts de terre dispersés dans la mer des Caraïbes. A notre arrivée à la baie cochon, un garçon est arrivé sur son canot pneumatique rapiécé. Il nous propose un coup de main pour amarrer Kakao à la bouée sécurisée qui nous permettra de passer une nuit tranquille. C'est le moment de la rencontre avec Geno, garçon de 20 ans dont le travail consiste à aider les plaisanciers à amarrer leur voilier. Il fait partie de ceux qu'on appelle communément ici les 'boat boys'. Pour quelques Biwee (la monnaie nationale, des dollars caraibiens), il vous donne un vrai coup de main. Ces congénères sont souvent très pressants voire agressifs et envahissants. Geno, est tout sourire, un mélange de fausse candeur et de débrouillardise, il est très empathique, soucieux des besoins de ses clients. Dès le départ, nous l'avons eu dans la ...